lundi 7 mai 2007

Jean-David GRASSIAN

Jean-David GRASSIAN
galerie Mylène Forster
jusqu'au 12 mai 2007



grassian-200.jpg La jeune galerie Mylène Forster présente actuellement une pièce étonnante de Jean-David Grassian dont les préoccupations autour de la lumière et du passage du temps restent essentielles.

L'accès à l'œuvre se fait en deux étapes par le biais d'une sorte d'antichambre, une sorte de zone neutre qui prépare à l'immersion.

L'artiste immerge le visiteur dans un espace qui semble vide, mais un espace d'une grande pureté, un espace baigné de rouge orangé qui va progressivement se charger et nous imprégner.
Un son feutré, ample, étrange et ininterrompu habite ce lieu qui inspire le bien-être.

Il est important de lire la note d'intention dans le sas de la galerie afin de profiter pleinement de cette installation.
Le dispositif pensé par Jean-David Grassian est fascinant : la couleur qui baigne cette pièce n'est jamais et ne sera jamais la même. Enfin, nous n'avons aucune chance de la voir deux fois de la même manière : l'artiste a en effet programmé un variateur de lumière qui va progressivement modifier l'éclairage et le faire passer par toutes les teintes du spectre, et le réglage de ce variateur est calculé pour faire une boucle complète au terme d'une durée de cent ans...
Cent ans, c'est la mesure de la vie pour un optimiste...
Le son, traité numériquement, observe la même variation et suit une évolution parallèle.

Deux banquettes souples sont à disposition dans cet espace. Il faut s'y installer confortablement et laisser le temps passer. Jean-David Grassian suggère que si l'on reste ainsi étendu au moins un quart d'heure, la sensation de la couleur aura évolué sensiblement et l'on risque de percevoir l'infime progression du temps.
galerie Mylène Forster, 57 rue de la Roquette, Paris 75011
jusqu'au 12 mai 2007



Commentaires

100 ans pour toutes les couleurs (et les sons) de la création. Magnifique !
La saveur de la vie : avoir la certitude que quoi que l'on fasse, quelque soit l'intensité de notre vie, nous ne pourrons pas voir toutes les couleurs et entendre tous les sons ?
Une question : que se passe-t-il lorsque l'oeuvre est déplacée d'un espace à l'autre ? Les variateurs d'images et de sons continuent-il de fonctionner entre les démontages et montages ? Si c'est le cas, que de couleurs et de sons perdus, non vécus !
Commentaire n°1 posté par macadam caméléon le 13/11/2007 à 11h29
Ca je ne sais pas répondre à ta question. Effectivement, je me le suis demandé, étant donné qu'une exposition dans une galerie dure à peu près un mois. Idéalement, il faudrait que la pièce soit achetée par un musée qui ne la déplace pas.
Je me dis que, comme dans beaucoup d'autres cas de pièces extraordinaires, c'est l'idée qui préside, cette idée qui nous fait rêver. Et cette pièce de Jean-David, moi, me fait rêver.
Commentaire n°2 posté par espace-holbein le 13/11/2007 à 20h36

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